Les toxines émises par deux microalgues ont plongé la filière ostréicole dans l’inquié tude en 2005 et en 2006. Depuis, plusieurs programmes de recherche ont été lancés pour tenter d’anticiper pareilles crises sanitaires. Ainsi, depuis un an, l’équipe de Guy Bache-let, chercheur du CNRS à la station marine d’Arcachon, teste, autour de la jetée d’Eyrac et du banc d’Arguin, un système de petites électrodes qui enregistre les mouvements des valves de l’huître.
“Identifier la microalgue”
“Nous espérons parvenir à modéliser ce qu’est une activité normale et, ainsi, pouvoir donner l’alerte dès les premières perturbations du cycle du mollusque”, a expliqué ce chercheur, qui présentait ces travaux hier, à Bordeaux. A ses côtés, l’équipe de Dominique Rebière espère, d’ici à dix-huit mois, parvenir à prouver l’efficacité de biocapteurs permettant de déceler plusieurs toxines : “Les travaux menés par nos collègues de l’Ifremer (Institut public français de recherche pour l’exploitation de la mer ) visent à identifier la microalgue. Pour un résultat plus rapide, nous visons la toxine directement”, explique cet enseignant à l’université de Bordeaux-I.
“Nous avons des mortalités fortes cette année. Ces études pourraient nous aider à comprendre ce qui se passe”, a commenté Jean-Charles Mauviot, qui dirige la section régionale conchylicole.




































