Que pensez-vous de l’accord trouvé hier à Bruxelles ?

Je pense que c’est une très bonne chose qu’il y ait eu un contact entre le gouvernement français et les autorités de Bruxelles. Le fait que le gouvernement français soit prêt à engager une ouverture maîtrisée est une chose également très positive. Enfin, il est très important que les ministres aient insisté sur la spécificité de la filière hippique.  

C’est-à-dire ?

On a vu que dans d’autres pays, et notamment en Belgique et en Allemagne, l’ouverture du marché mal maîtrisée des paris sportifs avait tué la filière hippique. Les sociétés de courses n’avaient plus assez de ressources pour continuer à exploiter les hippodromes. Par ouverture maîtrisée, nous entendons que les autre opérateurs qui seront agréés fassent payer les mêmes taxes que nous à leurs clients. Et qu’il y ait le même niveau de rémunération de la filière hippique, pour éviter de reproduire ce qu’il s’est passé ailleurs.  

Combien reversez-vous à la filière ?

Nous reversons la totalité de notre résultat. En France, ce sont les sociétés de courses qui ont seules le droit d’organiser des paris sur leurs propres courses. Et pour les courses qui ont lieu à l’extérieur de leurs hippodromes, 51 sociétés de courses ont créé un groupement d’intérêt économique, le PMU. Une fois que les parieurs et les impôts sont payés, l’intégralité du résultat est reversé aux sociétés de courses, qui entretiennent les hippodromes et les centres d’entraînement. Il faut que les nouveaux entrants fassent de même, afin d’éviter de tirer la filière vers le bas.  

Les paris sur Internet représentent-ils une part imoirtante de votre chiffre d’affaires ?