Mis à jour 05-11-2007 18:29

Plus léger et plus écolo

Vers un voilier sans moteur à bord

Le Cervin EnR participe à la Transat Jacques Vabre avec le skippeur Yannick Bestaven et son coskippeur Ronan Guérin. Ils sont partis du Havre samedi 3 novembre en direction de Bahia au Brésil.

Le Cervin EnR participe à la Transat Jacques Vabre avec le skippeur Yannick Bestaven et son coskippeur Ronan Guérin. Ils sont partis du Havre samedi 3 novembre en direction de Bahia au Brésil.

Photo : www.vapillon.com

Le Cervin EnR du skippeur Yannick Bestaven fait son premier tour de chauffe  avec la Transat Jacques Vabre, mettant le cap sur un Vendée Globe 100% énergies renouvelables. Ce 60-pieds, l’ancien Aquitaine Innovation d’Yves Parlier, attendait depuis quatre ans d’être ressuscité. Yannick accepte le défi que lui lance Yves et entame sa restauration : « J’ai vraiment voulu axer ma démarche sur le développement des énergies renouvelables à bord, parce qu'au cours d’éditions précédentes on a vu des skippeurs abandonner pour des problèmes de moteur alors qu’on faisait des courses à la voile : je trouvais ça aberrant », explique Yannick.

Un voilier plus léger
Un bateau de course de 60 pieds consomme environ 400 litres de gazole pour une compétition au large afin d’alimenter tous les instruments de navigation à bord (GPS, radar, système de navigation …). « Nous on aimerait se passer de ce carburant pour alléger le bateau et gagner en performance, confie Yannick, ce projet a donc un intérêt environnemental et sportif à la fois ». Pour réussir à se passer totalement de moteur, le projet consiste à employer 3 sources d’énergie: le solaire, cœur de métier de Cervin EnR, la pile à combustible à l’hydrogène et l’hydrogénérateur. L’hydrogénérateur se compose d’une hélice traînée dans le sillage du bateau qui fait tourner un alternateur en suivant le même principe qu'une éolienne : plus le bateau ira vite, plus d’énergie sera produite.
Tout n’est pas prêt sur le Cervin EnR : « on n’a pas encore d’hydrogénérateur à bord et la pile à combustible qu’on a essayé sur le mini-transat  n’est pas encore assez puissante. Tout cela demande beaucoup de développement », explique Yannick. Mais il reste confiant : « on partira sans carburant sur le Vendée Globe ». Aventure à suivre.Plus léger et plus écolo

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