Mis à jour 25-10-2007 22:08
Sauver la ligne Paris-Albi-Carmaux
Plusieurs villes entre Figeac et Carmaux s’insurgent contre cette suppression

Plusieurs maires et députés des différentes villes et départements concernés se sont joints à la manifestation.
Photo : F.K./Metro
Des cheminots, des élus locaux et des usagers ont interrompu, hier matin, à Toulouse, le comité d’établissement régional de la SNCF à la gare Matabiau. Ils protestaient contre la suppression d’arrêts de train sur certaines dessertes du Tarn-et-Garonne, du Tarn et de l’Aveyron programmée le 9 décembre.
Près de 80 personnes sont venues manifester leur désaccord “total” à la direction. “Louis Gallois, quand il était à la tête de la SNCF, nous a dit qu’il maintiendrait la ligne et qu’un bilan serait, par la suite, effectué ensemble. Aujourd’hui, la SNCF décide de supprimer ces arrêts unilatéralement”, s’indigne Jacques Montal, cheminot à la gare d’Assier, dans le Lot.
“La ligne Paris-Carmaux, qui passait par Albi, passera désormais par Rodez pour faire gagner du temps aux voyageurs”, a expliqué la direction. Ce nouveau tracé supprimera les dessertes en train des communes de Figeac, Villefranche-de-Rouergue, Cordes-sur-Ciel, Najac, Laguepie et Tessonnières, pour les remplacer par des bus.
D’autre part, quinze arrêts de trains nationaux Téoz devraient être supprimés en semaine à Souillac et à Gourdon. Les élus des villes concernées réclament un moratoire. “Nous sommes ici pour défendre les principes du maintien du service public et de l’aménagement du territoire”, a lancé le député PS Jacques Valax aux membres du comité d’établissement.






