Samedi 13 octobre se tenait à Séville (Espagne) la sixième finale européenne de la PES League. L’occasion de rassembler tous les champions du continent pour un ultime affrontement. Cette année, deux Français, dont Sameh Hamidalah, défendaient les couleurs tricolores. Ce jeune Niçois de 21 ans, surnommé H.S, a fini deuxième lors de la finale nationale qui s’est tenu le 1er juillet dernier au Stade de France.
Mais malgré la défaite, il a choisi de conserver son pseudonyme. « H.S ce sont mes initiales, et comme je suis souvent à l’ouest ça me convient parfaitement », expliquait-il. Ce jeune niçois a découvert la compétition virtuelle sur la version 4. « Pour mettre toutes les chances de mon côté, cette année, j’ai intégré un club PES », avouait-il « Je m’entraîne quotidiennement 3 heures lors de la sortie d’une version, puis petit à petit j’y joue de moins en moins, car à la fin de la saison on en a marre du jeu.»
Le tir de l’aigle
C’est peut-être ce ras-le-bol qui explique que les Français n’aient pas réussi à passer les phases de poules d’une compétition qui se jouait sur PES 6, et finalement remportée par deux Anglais. Qu’importe, tant en PES League le plaisir que suscite habituellement le jeu n’existe plus et est remplacé par une succession d’exploitations de bugs.
« Quelqu’un qui a l’habitude de jouer au foot va fréquemment centrer, mais nous qui jouons souvent au jeu, on sait qu’un centre fait appel à la chance et est bien trop imprécis. » En , effet, Aucune passe longue, aucun centre, aucun corner long et autres tirs de loin ne sont employés, car ils sont jugés statistiquement trop risqués à la perte de balle. Au lieu de ça, tous ont recours au tir en pivot (appelé tir de l’aigle) pour marquer. Un des bugs du PES 6 que les pros équipés du Brésil n’hésitent pas à exploiter, et tant pis si ça ne ressemble plus à du football.





































