Il s’agit tout simplement du « bien culturel » le plus vendu en France. Avec 1,6 million d’exemplaires écoulés, la dernière édition de PES a fait mieux qu’Harry Potter et que la Trilogie Star Wars ! Un chiffre révélateur du phénomène de société que constitue PES depuis les années 2000.
Chaque année, le nouvel opus du jeu de foot le plus apprécié du monde s’arrache, sur toutes les plateformes, du PC au consoles portables, et reste sur le podium des meilleurs ventes de novembre à octobre, laissant loin derrière son principal concurrent, FIFA. Car concurrence il y a. Et elle est de plus en plus féroce.
Etats-Unis
– Japon : c’est à ce match improbable en
finale d’un mondial que se résume le duel annoncé
entre les deux plus grands du foot virtuel, chaque année
depuis maintenant plus de 10 ans. L’américain Electronic
Arts, qui n’a vendu « que » 600 000
exemplaires de FIFA 07 en 2007, face au japonais Konami, qui avec PES
est devenu, depuis 2001, le maître incontesté du soccer
virtuel.
Pourquoi un tel succès ? Dès la sortie du premier exemplaire de Winning Eleven (la version japonaise) en 1995, Konami mise sur le réalisme des gestes et actions des joueurs. Une stratégie de la simulation qui séduit, face à un FIFA jugé plus beau mais moins fidèle aux sensations réelles du foot. Pourtant, FIFA serait vraiment passé à l’attaque cette année : 150 personnes à plein temps et le plus gros investissement jamais réalisé par EA (« plusieurs dizaines de millions d’euros ») feraient du nouvel opus un outsider dangereux pour un PES qui, toujours aussi bon, semble avoir mal négocié le passage aux consoles nouvelles génération (PS3, Xbox 360, Wii). Mais fort de 60 000 participants à la désormais célèbre PES League, Konami aurait-il déjà fait le trou ?



































