Combien de CO2 émet un Master en business and administration (MBA) ? L’école de commerce HEC s’est posée la question et a fait réaliser son bilan carbone. «Sur une année, ce sont 551 tonnes d’équivalent CO2 émis sur l’ensemble des postes », selon Thierry Fornas, ancien élève du master et président fondateur de EcoAct, l’entreprise qui a réalisé ce bilan.  

Réduire son impact sur l’environnement

Déplacements des collaborateurs, utilisation des ordinateurs, gestion des déchets et consommation énergétique du bâtiment… tout a été passé au crible. HEC a ainsi reçu une série de préconisations pour réduire son impact sur l’environnement. Le poste le plus lord est celui des transports des collaborateurs et des participants au master. Pour les déplacements faits en France, préférer le train à l’avion permettrait de réduire considérablement les émissions des collaborateurs. « Un Paris-Grenoble en train divise par 71 les émissions de CO2 par rapport au même trajet en avion », explique Thierry Fornas. D’autres recommandations concernent le bâtiment. Dans l’immédiat, il faudrait basculer vers l’utilisation généralisée d’ampoules à basse consommation. Ensuite, des investissements plus lourds d’isolation et d’installation de panneaux solaires pourraient être envisagés.

Ces efforts devraient réduire de 30 à 40% les émissions du MBA.  

Alors que faire pour les 60-70% qui restent ? HEC a choisi de compenser ses émissions de carbone, dites incompressibles, en finançant le programme « Planète Solidaire » d’EcoAct, un projet de reforestation de la forêt primaire de la Mata Atlantica au Brésil. L’objectif est double : réduire au maximum l’empreinte écologique du MBA et améliorer les conditions de vie des populations locales brésiliennes. Compenser une tonne de CO2 par ce biais coûte entre 14 et 20 euros. Pour son MBA, HEC a décidé de compenser la totalité des 551 tonnes de CO2 émis, histoire d’être totalement neutre en Carbone dès cette année. 11 020 euros c’est donc le prix maximum de cette opération. Un bon investissement fait par ceux qui forment les managers de demain.