Tout le monde attendait de voir comment le phénomène Vélib' allait résister à sa première grève des transports. Ca allait être la ruée vers le vélo, la foire d'empoigne même pour aller travailler. Certains petits malins avaient donc cru bon de mettre un cadenas sur "leur" vélib' pour s'assurer de le trouver en bas de chez au réveil.

Malheureusement pour eux, les régulateurs de Vélib' ont tourné toute la nuit. Armés d'une pince coupante, ils ont fait sauter les verrous de ces petits malappris.

"C'est un phénomène qui reste marginal, explique-t-on, en guise de préambule, à la Mairie de Paris. Mais nous avions été mis au courant de cette pratique et nous avons décidé d'être encore plus vigilant cette nuit."

Sur son blog artmauvais, un internaute se vante d'avoir inventé cette pratique. "A 29 euros l'abonnement, j'exige d'en trouver un chaque jour devant ma porte", lance même notre Jojo-la-provoque.

Mais que risque-t-il exactement ? Les chances d'être pris la main sur l'écrou semblent minces. "Nous ne sommes pas habilités à mettre des PV explique-t-on à la Mairie. Mais il est possible de retirer l'abonnement de ces personnes peu scrupuleuses si nous arrivons à les identifier."

Si l'informatique permet de savoir qui était le dernier utilisateur du Vélib' incriminé, encore faut-il que le malhonnête soit abonné longue durée. Pour un abonnement un à sept jours, aucune trace de l'identité de la personne. Le risque le plus grave est surtout de tomber sur un utilisateur un peu plus costaud.

Mais certains, visiblement excédés, ont trouvé la parade: "Mâchez un chewing gum et foutez le dans la serrure du cadenas... Je pense qu'au bout de 6 jeux (à 6€) d'antivol, il va peut-être revoir son stratagème de m…"