Pour Raphaël Ibanez, "la clé, c'est Ben Kay"

22, v’la les mêmes. Brian Asthon a reconduit son quinze type,  agrémenté des sept même remplaçants, soit les héroïques vainqueurs des Australiens. Le “sweet chariot” est sur les bons rails, pas question donc de le dérouter par un quelconque coup de poker tactique ou un changement d’hommes. Un luxe pour le sélectionneur qui, depuis sa prise de fonctions, n’avait jamais pu déposer deux fois d’affilée la même feuille de match. Une aubaine aussi : aux portes de la finale, fini
le temps des essais,  des rustines et des tentations. Place aux certitudes.

Corry, gardien du temple
Les vieux grognards, Mike Catt en tête, sont donc là. Le centre n’a disputé qu’un seul match dans ce Mondial. Mais il s’agissait du match de l’exploit. Sur son aile, Lewsey est increvable. Enfin Andy Gomarsall, troisième choix à la mêlée, s’est imposé dans les matches couperets face aux Samoa puis aux Tonga.
Et puis, il y a les choix que l’on ne discute pas. Wilkinson n’est pas blessé, sa botte punira donc la moindre faute française. Gardien du temple, Martin Corry conduira sa 3e ligne. Le cinq de devant, exemplaire et porté aux nues contre les Aussies, idem. Avec un leitmotiv : “pas de mêlée, pas de victoire”.