“Sangsue sentimentale”
L’époque est alors à la
guerre des casinos. Soutenu par Jacques Médecin dans son projet de
faire de Nice le Las Vegas français, Jean-Dominique Fratoni cherche
un moyen d’éliminer la concurrence du Palais de la Méditerranée.
Il y parviendra grâce à Agnès. Une attitude dictée par Agnelet,
affirme l’avocat général : “Elle n’a été dans cette posture
de revendication [de sa part d’héritage, ndlr] que quelques mois
avant sa disparition ; à une époque où non seulement Agnelet est
à ses côtés, mais où Agnelet la manipule.”
En contrepartie, 3 millions
de francs sont versés sur un compte suisse commun à Agnès Le Roux
et à Jean-Maurice Agnelet, puis rapidement transférés dans une autre
banque, où seul Agnelet dispose des droits de retrait. Ce dernier n’aurait
alors plus eu besoin de la jeune femme éprise, devenant très encombrante.
“Agnès va devenir une sorte de sangsue sentimentale. Il a le sentiment
qu’elle ne se détachera jamais. Il est affolé, cet homme. Agnès
souffre mais ne lâche pas. Agnès signe son arrêt de mort”. Comme
à Nice l’an dernier, il réclame vingt ans de réclusion. Le verdict
est attendu cet après-midi.




































