Pourquoi ce titre ?
Si je m’intéresse beaucoup à la
prostitution, le titre est plus une métaphore. Paris est une ville
érotique, qui joue sur ses charmes et qui a construit son histoire
autour de ça. Mon livre est un éloge de Paris, vu par les petites
gens.
Votre but était-il de choquer ?
Non, c’était d’offrir une version
différente de celle qui nous est inculquée. Pourquoi
ne parler de Paris qu’à travers ses rois et ses victoires ? Pourquoi
ne pas donner les faits tels qu’ils ont été vécus par les gens
? Pourquoi ne pas raconter l’histoire à travers des massacres, des
faits divers et des interdits ? Pour moi, Paris est avant tout une
histoire rebelle.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué
dans cette histoire ?
Finalement, rien n’a changé. Au
XIIIe siècle comme aujourd’hui, les étudiants aiment boire, draguer,
organiser des manifestations. Il y avait déjà un trafic de prostitution
dans le haut de la rue Saint-Denis. Le pouvoir était corrompu… Les
choses changent mais le noyau reste dur.
Pourquoi vous êtes-vous arrêté à 1800 ?
Il y a une suite, déjà publiée en
Angleterre, qui sortira en France au printemps 2008. La version française
sera actualisée avec, j’espère, une interview du président Sarkozy.
Les entretiens avec Zinedine Zidane, Ségolène Royal ou Michel Houellebecq
sont déjà dedans.
De 1800 à nos jours, quels ont été
les faits marquants ?
La boisson, l’anarchie, la Commune,
Baudelaire, le vieux Paris pour le XIXe. Le déclin, la Seconde Guerre
mondiale, la guerre d’Algérie pour le XXe siècle. Et j’ai choisi
Zidane pour parler de cette dernière.




































