Vendredi matin, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a défendu son budget 2008 face aux réticences et au scepticisme des chercheurs participant à l’université d’automne de “Sauvons la recherche”, à Toulouse. Se félicitant d’un budget à la hausse de 1,8 milliard d’euros, Valérie Pécresse a dû subir les attaques des chercheurs lui reprochant un déficit de création d’emplois dans le secteur.

“Cadeaux aux entreprises”
“Seuls les départs à la retraite seront remplacés”, rappelait un des participants, tandis que Bertrand Monthubert, président de Sauvons la recherche dénonçait le saupoudrage des crédits. “L’enveloppe globale aurait pu donner les moyens de faire un effort extraordinaire sur l’enseignement supérieur et la recherche, mais du fait de la répartition des fonds, on passe à côté.” Les crédits d’impôts recherche (CIR), d’un montant de 500 millions d’euros, ont été montrés du doigt par les scientifiques, estimant qu’il s’agissait “de cadeaux aux entreprises”.