Mis à jour 04-10-2007 12:08
Ça commence à baisser ?
Après dix ans de hausse continue, le marché semble être à un tournant

La fin de la décennie en or ? La période de hausse de prix à deux chiffres est en tout cas terminée.
Photo : sipa
Le chiffre
18 %. Le cabinet Percepta table sur une baisse de 18% des prix de l’immobilier entre 2008 et 2010.
C’est une grande nouveauté dans un marché immobilier dont les prix ont augmenté de 97% au cours des six dernières années. Dans son dernier observatoire, la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) note que sur le marché de l’ancien “les prix ont baissé de 0,5% en juillet, 1,1% en août et 0,5% en septembre” pour atteindre une hausse de 4,7% sur un an (contre 7,1% fin 2006).
Différences régionales
Bien sûr, la situation varie d’une ville à l’autre, l’emplacement géographique des biens immobiliers étant l’un des éléments essentiels pour en fixer la valeur marchande. “Dans certaines villes comme Lyon, Nantes, Rennes ou Toulouse, généralement celles qui ont le plus augmenté ces dernières années, les acheteurs se font rares et les vendeurs doivent revoir leurs prix à la baisse”, contrairement à Paris et Lille où les prix augmentent, “dopés par la demande”, estime le site seloger.com. Autre signe du ralentissement, le baromètre SeLoger.com relève que la durée moyenne de la mise en ligne des annonces “a augmenté de 14% en septembre” par rapport à l’année précédente, aussi bien en Ile-de-France qu’en province.
Une baisse qui va s’accélérer ?
Si les premiers signes de ce ralentissement sont encore timides, et que les professionnels tablent toujours sur une année 2007 en hausse, certains n’hésitent pas à jeter un pavé dans la mare : ainsi, dans une étude publiée hier, le cabinet Precepta (groupe Xerfi) indique que le marché de l’immobilier en France va subir “un ajustement fortement baissier”, et que les prix vont reculer “de 18% d’ici à 2010”. “Les conditions paraissent réunies pour un ajustement fortement baissier du marché pour les trois années à venir”, assure l’étude, qui reconnaît cependant être “plus proche du pronostic que de la prévision”. Et si la majorité des professionnels est d’accord pour dire qu’il n’y aura pas d’effondrement brutal du marché, les acheteurs potentiels ont aujourd’hui beaucoup plus de latitude pour négocier à la baisse le prix de leur achat.
“Le problème de l’habitat des plus défavorisés perdure”






