Qui ne connaît pas Kirikou, petit garçon prodige qui sauve son village d’une méchante sorcière ? L’œuvre, signée Michel Ocelot, sortie au cinéma en 1998, avait rencontré un grand succès auprès du jeune public. Neuf ans plus tard, une comédie musicale transporte les aventures de Kirikou sur scène : Kirikou et Karaba est parti en tournée dans toute la France, et s’arrête cet automne à Paris.
 
A toute allure
Transporter l’univers africain et coloré de Kirikou sur les planches était un vrai défi. Pourtant, le metteur en scène Wayne McGregor l’a relevé. A l’image du dessin animé, pas de gros effets spéciaux, mais un rendu visuel impressionnant, le tout servi par une incroyable vitalité.
Kirikou est une marionnette, animée par trois acteurs. Mais la poupée semble prendre vie, multiplie les prouesses et entraîne avec lui tout le décor. Théâtre d’ombres, drapés symbolisant l’eau, jeux de lumières, les tableaux sont en constante évolution et ne laissent aucun répit au spectateur.
 
Un joli conte
Le spectacle reste une fable pour enfants, mais tous les âges présents dans la salle peuvent être captivés. Les chorégraphies, plus présentes durant la seconde partie, sont énergiques et collent à l’ambiance générale. Les chants qui s’avèrent très discrets durant le spectacle, laissent plus de place à la musique composée par Youssou N’Dour. Mais le charme demeure entier. La mère de Kirikou se demande au début du spectacle à quoi ressemblera son Kirikou une fois grand : charmant, à n’en pas douter.