Après une prestation remarquée au Stade de France ce week-end en première partie de Police, le trio britannique Fiction Plane est en tête d’affiche ce soir et interprétera des morceaux de son nouvel album, Left Side of the Brain. Sting, le papa de Joe, le chanteur et bassiste, peut être fier...

Ça t’énerve les comparaisons avec ton père ?
Parfois, mais c’est mieux que d’être comparé à un groupe de m... ! Donc ça va. Tes paroles sont assez engagées sur le plan social et politique. Ton père est connu pour ses engagements.

C’est important pour toi aussi de t’exprimer ainsi ?
Oui, c’est sûr. Comme je chante ces chansons six cents fois dans l’année, j’ai envie qu’elles aient un sens ! Et c’est aussi plus intéressant lorsque les paroles font réfléchir.

Crois-tu que les rock stars ont la responsabilité d’utiliser leur voix avec sagesse ?
Je le pense, mais il existe aussi le danger de l’hypocrisie. Les concerts du Live Earth cette année étaient contre le réchauffement de la planète et les émissions de carbone, mais les rock stars sont les pires exemples ! (Rires.) Madonna et Police émettent plus de carbone que George Bush !

Et que fais-tu pour protéger l’environnement ?
Je ne conduis pas. Je pédale partout. Dans chaque ville où je vais, je loue un vélo. Mais malheureusement, nous prenons l’avion lors de cette tournée... Donc je ne suis pas un bon porte-parole !

Tu as toujours voulu faire de la musique ou était-ce trop pour toi à la maison ?
Quand j’étais gamin, je voulais faire n’importe quel autre métier ! Je voulais trouver le moyen de gagner de l’argent en jouant à des jeux vidéo, mais c’est une vie triste ! (Rires.) J’ai rejeté toutes les musiques jusqu’à ce que je découvre Nirvana à l’âge de 14 ou 15 ans.

Ce soir, vous jouez dans une petite salle. Ce n’est pas bizarre d’alterner avec les stades ?
Nous avons toujours été plus à l’aise sur une grande scène. Sur une petite scène, on est physiquement limité. Mais nous apprécions les deux — c’est une vie de contrastes !