Mis à jour 30-09-2007 08:46
Femmes et scientifiques
Découvrez le quotidien des jeunes femmes bénéficiaires des bourses L'Oréal France.


Les portraits des 10 boursières
Marie-Laure Grillon, 26 ans, doctorante en neurosciences cognitives
Valentina Krachmalnicoff, 26 ans, doctorante en physique
Katharina Breme, 26 ans, doctorante en chimie
Estelle Piot, 25 ans, doctorante en mécanique des fluides
Cécile Clément, 25 ans, doctorante en génie civil, hydrosystèmes
Angélique Besson-Bard, 25 ans, doctorante en biochimie, biologie cellulaire et moléculaire
Carole Di-Poi , 25 ans, doctorante en neuro-éthologie
Gaëlle Andreatta, 25 ans, doctorante en physique
Marjolaine Vareille, 24 ans,doctorante en microbiologie-immunologie
Michela Zucchola, 26 ans, doctorante en biologie
Dans le cadre de ce programme, avec le soutien de la Commission française pour l’Unesco et de l’Académie des Sciences, des bourses de 10 000 € ont été attribuées à 10 jeunes scientifiques, doctorantes en troisième année de thèse dans différentes disciplines : physique, chimie, sciences de l’ingénieur, médecine et biologie. Ces bourses ont pour but de leur permettre de se faire connaître, de rendre visible leur travail et d’activer leur projet.
Les femmes sont encore discriminées et ignorées dans le monde scientifique. En France elles ne représentaient en 2006, que 28% de l’effectif des chercheurs et les progressions de carrière restent favorables aux hommes. De plus, la filière scientifique attire peu de femmes. Les filles représentent 43% des élèves de Terminale S et sont encore moins nombreuses en supérieur. Dans les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques, les femmes ne représentent que 28,5% des effectifs. A l’Université, où les femmes constituent plus de la majorité des étudiants, elles représentaient, en 2005, 36,6% des effectifs dans les filières scientifiques contre 71,1% dans les filières littéraires.
Et l’écart entre hommes et femmes se creuse au niveau de la thèse. Les femmes ne représentent en 2007 que 36% des doctorants en sciences, avec un vrai déficit dans les sciences fondamentales où elles ne sont que 26,4%. Après le doctorat, elles sont encore plus sous représentées : en France, 38 % des chargés de recherche sont des femmes et les professeurs femmes en sciences n’étaient que 16% en 2006.






