La tension monte pour les municipales à Hénin-Beaumont. Après son agression samedi dans la commune du Pas-de-Calais, Marine Le Pen, qui se présente en deuxième position sur la liste, a décidé de demander à rencontrer la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour réclamer des mesures spéciales de protection.
Marine Le Pen a été prise à partie lors d’une braderie par deux personnes dont l’une a sorti un pistolet à grenaille. Les deux agresseurs, dont l’un a été identifié, sont “activement recherchés”.
Des violences ont déjà eu lieu le 17 juin dernier, au soir du second tour des élections législatives. Une bande de jeunes avait lancé des projectiles sur la permanence du FN. Deux d’entre eux avaient ensuite été déférés devant le tribunal correctionnel de Béthune.
De multiples incidents
De son côté, la section communiste d’Hénin-Beaumont a déclaré “qu’à
chaque apparition de Marine Le Pen et de son service d’ordre, le DPS (département
protection sécurité), des incidents éclatent”. Le parti politique s’interroge
sur “la présence dans les rues d’Hénin-Beaumont d’une escouade de gros bras aux
mines patibulaires” qui aurait pour effet d’alimenter, selon lui, la violence.

































