Née en 1986 aux Etats-Unis avec le morceau culte de Farley Jackmaster Funk “Love can’t turn around”, la techno n’a pas mis longtemps à s’exporter en France sur les platines des DJ. Pourtant, en vingt ans, le mouvement a connu des hauts et des bas, rattrapé au milieu des années 90 par le hip-hop et aujourd’hui, par le rock. La techno est-elle morte ? Non, loin de là, elle s’est juste transformée. “Elle est moins à la mode, mais il y a toujours une scène techno, avec ses rendez-vous, ses artistes, ses disquaires et ses médias, explique Christophe Vix, président de l’association Technopol. Si, aujourd’hui, la techno est moins présente, ou plutôt moins visible en France, elle cartonne en Croatie, au Brésil…”
Subventionnés, mais…
Certains sont aujourd’hui nostalgiques des free parties dans les bois ou des raves improvisées, comme celle qui a eu lieu il y a quelques années à la piscine Molitor, à Paris. Certes, il reste quelques événements underground, mais aujourd’hui le monde techno dans l’Hexagone est nettement plus visible via des festivals comme le Teknival, les Nuits sonores ou Electromind. “Aujourd’hui, les festivals sont subventionnés par le ministère de l’Intérieur, poursuit Christophe Vix. C’est une politique de réduction des risques. On appelle ça les Sarkoval…”
D’un point de vue musical, la techno a beaucoup évolué. “En Europe, la tendance est plutôt house clubbing, avec des gens comme Martin Solveig ou David Guetta. C’est populaire. Mais les courants plus confidentiels, comme la minimale ou l’électro rock, marchent aussi, avec des artistes comme Ellen Allien.”




































