Les sites financés par la pub

Inexistants aujourd’hui en France, ces sites commencent pourtant par faire leur trou aux Etats-Unis. Même les maisons de disque s’y mettent : Universal a ainsi lancé son site, Spiralfrog : une partie du catalogogue de la major est proposé en libre accès aux internautes. Universal se rémunère sur la publicité.

Découvrir de nouveaux artistes

Le Web est surtout utilisé par les jeunes artistes qui trouvent là le moyen de se faire connaître. On ne présente plus MySpace et on ne compte plus le nombre d’artistes révélés via ce site. Mais il ne s’agit là que d’écouter des titres, sans les télécharger. D’autres musiciens vont plus loin en proposant aux internautes de télécharger définitivement leur musique. C’est le cas de certains artistes sous « creative commons ». Le site Jamendo réunit ainsi des artistes proposant gratuitement leur musique. Une manière originale – et efficace – de se faire connaître.  

Sur sa box

Gratuit – ou presque : les nouvelles offres des fournisseurs d’accès à Internet. Neuf a annoncé récemment qu’il permettait à ses abonnés de télécharger de manière illimitée toute la musique dans un genre bien précis (rap, R&B, rock, etc.) Pour 5 euros de plus, vous avez accès à l’ensemble du catalogue (lire l'article). Une offre encore limitée mais appelée à s’étendre, d’autant que les autres FAI vont bientôt lui emboîter le pas. (lire l'interview)

Le tout-en-ligne

Pour écouter de la musique, il n’est pas forcément besoin de télécharger. Pour beaucoup, la tendance serait même à l’écoute illimitée sur Internet, en streaming. Dans un monde connecté en permanence (très haut débit chez soi, Wi-Fi, …) il est évident qu’un ordinateur pourrait très bien ne contenir aucun fichier musical, mais les rechercher sur Internet dès qu’il est connecté. C’est le pari notamment de Deezer (ex-Blogmusik). (lire l’article).

Des sites à la limite de la légalité


L’imagination des internautes étant sans limite, il se crée chaque jour de nouveaux sites, exploitant les vides juridiques et les failles techniques pour proposer au public de télécharger directement des morceaux sur leur ordinateur.
A peu près tous les sites légaux de streaming ont connu le problème. En effet, pour diffuser de la musique, même en streaming, il faut stocker ces morceaux sur un serveur caché. Et si les internautes découvrent le moyen d’accéder à ce serveur, c’est le drame… Longtemps, les utilisateurs de Radio Blog, l’un des sites musicaux les plus consultés, ont su comment récupérer les fichiers, avant que le site ne corrige la faille. Plus récemment, Deezer, à peine lancé, a connu le même problème en voyant son catalogue « aspiré » par un autre site qui, lui, proposait les fichiers en téléchargement. Les internautes les plus avertis restent à l’affût pour guetter le prochain site qui exploitera un nouveau vide…

Le peer-to-peer

Connus de tous, les logiciels comme eMule ou Azureus sont montrés du doigt. Ce n’est pas la technologie en soi qui est illégale, mais bien le fait d’échanger des contenus protégés. Contrairement aux sites précédents, ce n’est pas un site qui diffuse de la musique vers l’ensemble des internautes, mais un réseau de personnes connectées en même temps et qui s’échangent entre eux des fichiers. D’où la difficulté, pour la justice, d’intervenir.

Les possibilités de la technologie sont pourtant infinies. Dans certains cas, les maisons de disques se servent de ces réseaux pour évaluer la notoriété d’un artiste, le succès d’un album. Mieux : quelques-unes (ainsi que des studios de cinéma) diffusent des extraits de chansons (ou de films) pour donner envie aux internautes d’acheter l’album ou d’aller au cinéma. Des réseaux de peer-to-peer gratuits et proposant de la musique légale se sont lancés aux Etats-Unis (iMesh, Bitmunk) : le catalogue de certaines maisons de disque y est accessible, gratuitement ou partiellement payant. Mieux : certains réseaux rémunèrent ceux qui téléchargent ! Ils considèrent que partager une musique peu connue contribue à augmenter la notoriété de l’artiste.

Les Web radios

Elles sont des millions aujourd’hui : ces radios en ligne diffusent leur propre musique, avec (ou non) l’autorisation des sociétés d’artistes, ou reprennent les flux d’autres radios. Jusqu’ici, pas ou peu de problème. La Sacem a bien tenté de réagir et de faire davantage respecter ses droits, mais l’ampleur de la tâche est considérable puisque des millions de particuliers diffusent eux-mêmes leur Web radio. Là où cela se complique, c’est que des logiciels existent pour enregistrer le flux de ces radios en ligne. Au moment des discussions sur la loi de propriété intellectuelle, il y a plus d’un an, les législateurs n’avaient trouvé à redire sur ce système… De fait, ces logiciels ne sont – en théorie – pas vraiment légaux, mais il existe bel et bien un vide juridique…