Les commerçants sont-ils une cible privilégiée dans les quartiers ?
Quand ils sont situés au cœur de quartiers enfermés, les commerces font partie des cibles. Le manque de rues, de places, exposent ces territoires à l’abandon à la délinquance, aux incivilités. La carte de l’enclavement et de la laideur se superpose à celles du chômage et de la délinquance.
Les petits commerces font-ils défaut en banlieue ?
Oui, et les banlieues n’ont pas besoin uniquement d’espaces spécialisés. L’associatif, dans une ville, c’est d’abord les bistrots, les espaces de vie ordinaire. Dans les quartiers, il n’en reste souvent qu’un seul, qui ferme tôt et applique des tarifs élevés.
Quelles sont les priorités ?
Il faudrait ouvrir les banlieues, les rattacher à la ville. Le centre commercial doit être un lieu de passage, utilisé aussi bien par les gens de la ville que par les habitants de la banlieue. Il y a aussi le problème de l’absence de police de proximité. C’est un travail de longue haleine, qui ne peut se résoudre par la visite d’un ministre.



































