Comité d’accueil à leur arrivée dimanche, à l’aéroport de Mérignac, service d’ordre permanent et escorte de la gendarmerie... Les Canadiens sont bien entrés dans la Coupe du monde du rugby. “C’est de la folie ! reconnaît le capitaine, Morgan Williams. Les gars n’ont pas l’habitude d’un tel environnement, d’un tel engouement. Mais ça les a réveillés, on est dans l’ambiance… Dans le bus, on se bagarre même pour savoir qui va se mettre du côté fenêtre.”

“Reste qu’on n’est pas là pour les vacances”, assure Mike James, l’autre “star” du quinze à la feuille d’érable, sacré champion de France en juin dernier pour sa dernière saison avec le Stade français, et qui prendra sa “retraite” à l’issue de la Coupe du monde. “On a des arguments à faire valoir, on veut représenter dignement notre pays. On s’est fixé comme objectif de remporter trois matches, à commencer par le pays de Galles dimanche (à 14 heures, à Nantes).” Treizième nation au ranking mondial de l’IRB, le Canada a été versé dans le groupe B  — assurément le plus ouvert —, en compagnie de l’Australie, du pays de Galles, des îles Fidji et du Japon.

L’équipe, qui espère atteindre les quarts de finale, comme en 1991, comptera bien sûr sur l’expérience de ses deux francophones, Mike James et Morgan Williams. Ce dernier, révélé lors de la Coupe du monde 1999 en inscrivant deux essais face à la France, avait signé dans la foulée à Bègles-Bordeaux, alors en Elite 1. “J’aime bien la ville, la météo… et le vin évidemment”, avoue-t-il en se souvenant de son court séjour bordelais.