• Comment vous sentez-vous ?
Outre les blessures liées à mon agression, je suis usé psychologiquement. Cela fait trois mois que ces problèmes persistent, mais je ne lâcherai rien. Mes divers entretiens tant au ministère de l’Intérieur qu’au Palais de Justice de Bobigny avec le procureur de la République m’ont conforté dans ma volonté de ne pas baisser la tête. Je crois en la justice française. Je suis dans mon droit, je ne cèderai pas aux menaces. Et puis la présence policière va être renforcée devant le magasin.
• Comment ont commencé les agressions ?
Cela fait trois mois que je suis arrivé dans ce quartier. Avant, il y avait un magasin ED à la place de mon supermarché. Certains jeunes avaient l’habitude de se servir gratuitement dans les étalages. Quand j’ai ouvert, j’ai dit clairement que le temps de ces pratiques était révolu. Ils ne l’ont pas accepté et ont cherché à se venger.
• Avez-vous tenté de discuter avec certains d’entre eux ?
Il n’y a pas de discussion possible. Eux, ils veulent tout gratuit. Rentrer, se servir et repartir comme si de rien n’était. J’ai reçu beaucoup de témoignages d’habitants qui me soutiennent dans ma démarche. Cela me fait du bien. Et puis, j’aime ce quartier. Nous avons l’espace, de la verdure, une vraie mixité et en plus, on accueille la Coupe du monde dans une semaine. Ce n’est pas maintenant que je vais partir.
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Mis à jour 30-08-2007 21:59
La parole à : Mahmed Abderrahmen, directeur du Franprix
Mahmed a été agressé le 29 août par une vingtaine de jeunes armés de battes de base-ball

Mahmed Abderrahmen est soutenu par le directeur de cabinet de la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie et le procureur de la République de Bobigny Photo : A.C./Metro
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