Que pensez-vous de l’initiative de Xavier Darcos qui demande des efforts à la grande distribution sur les prix de la rentrée ?
Toute mesure qui vise à faire baisser le coût de la rentrée est bienvenue, même si on peut regretter que cela arrive un peu tard, la majorité des parents ayant effectué leurs achats.
Les professeurs ont-ils, indirectement, un rôle à jouer dans le coût de la rentrée ?
Parents et enseignants doivent avoir le même discours. S’il est clair que les enseignants ne poussent pas à acheter des marques, il faudrait, par contre, limiter le nombre de fournitures au strict nécessaire à la rentrée, quitte à demander un “appoint” en cours d’année.
Et du côté des familles ?
Il faut savoir expliquer aux enfants que l’on n’est pas obligé, chaque fois, d’acheter la marque ou le cahier avec le dernier film à la mode. Là encore, peut-être que la grande distribution a un rôle à jouer en ne mettant pas forcément en avant les produits les plus chers.
Faut-il imaginer des fournitures standardisées, commandées par les établissements ?
C’est très difficile à mettre en œuvre, et cela demande une organisation importante. Par ailleurs, l’achat des fournitures scolaires est un moment important et privilégié de la vie familiale.
Quelles sont les autres préoccupations de cette rentrée ?
Il y a deux points qui nous semblent importants : l’accueil des élèves handicapés et le primaire. Sur ce point, le rapport du HCE ne nous étonne guère.
C’est-à-dire ?
On ne peut pas accepter qu’il y ait des élèves qui entrent au collège en ayant des difficultés. D’autant qu’il est impossible de refaire au collège ce qui n’a pas été fait en primaire. Peut-être faut-il que les professeurs en primaire aient plus de temps pour aider les élèves en difficulté.
Etes-vous inquiets des réductions d’effectifs dans l’Education Nationale ?
Nous n’avons pas d’inquiétude majeure. On a toujours des points noirs à certains endroits,mais, de manière générale, les choses rentrent dans l’ordre après la rentrée.



































