Mis à jour 28-08-2007 17:44
La parole à Bruno Julliard, président de l’UNEF

Bruno Julliard
Photo : DR
Quelles sont les mesures d’urgences pour les étudiants ?
Actuellement, les boursiers ne reçoivent d’aides que neuf mois par an à partir d’octobre. Or la rentrée se fait de plus en plus en septembre. Nous voulons donc que ces aides s’étendent à un dixième mois, d’autant plus que c’est en septembre que les dépenses sont les plus nombreuses (caution, frais scolaires, sécurité sociale…). Par ailleurs, nous voulons une augmentation des bourses et des aides au logement.
La loi sur l’autonomie des universités est passée cet été. Quelle est votre réaction ?
Nous resterons très vigilants. Il existe trois dangers : nous craignons un recul de la démocratie dans les universités. En effet, les étudiants risquent d’avoir moins de place dans les conseils d’administration. Par ailleurs, l’application de cette loi pourrait mener à une précarisation du personnel enseignant mais surtout administratif. Mais notre plus grande crainte concerne le désengagement financier et politique de l’Etat dans les universités à un moment où les besoins sont sans précédent.
Qu’est ce que vous espérez de cette rentrée ?
Des actes. Il faut que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour aider les étudiants. Ça fait plus de cinq ans qu’on nous promet des améliorations, cette année on atteint un stade critique. On n’a plus besoin de nouveaux rapports. Tout le monde connaît nos revendications. Nous attendons beaucoup de la conférence de presse de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse. On espère que ça va aller plus vite. J’ai quelque espoir qu’il y ait des avancées.






