Quand on pousse la porte du studio Gang, boulevard de l’Hôpital dans le
XIIIe arrondissement de Paris, on découvre une maison de campagne cachée au cœur des immeubles. C’est là que Ben Harper et ses Innocent Criminals se sont enfermés pendant une semaine, à l’automne 2006, pour enregistrer Lifeline. Un retour aux sources pour l’artiste qui offre ici un son pur et simple. Rencontre.
 
Pourquoi avoir choisi le studio Gang à Paris pour enregistrer cet album ?

C’est un ami, producteur et musicien, qui me l’a conseillé. Je voulais quelque chose de 100% analogique. Il m’a dit : “Je ne connais qu’un endroit où tu pourras le faire : c’est le studio Gang.” Et puis Paris est une ville tellement chargée d’histoire. Plus je viens ici, plus j’aime y être.

Le XIIIe est un quartier peu connu des touristes et des artistes, ça a dû vous faire bizarre…
Croyez-moi, la première fois que je suis venu à Paris, je ne logeais même pas intra-muros. Je n’étais pas connu, nous n’avions pas d’argent, on faisait comme on pouvait. Et puis Paris, ce n’est pas que Saint-Germain-des-Prés, c’est un puzzle que l’on a plaisir à monter.

Tous les morceaux ont été enregistrés en une ou deux prises, pourquoi ce choix ?
La spontanéité et l’improvisation sont les maîtres mots de Lifeline. Cet album repose sur les capacités musicales que nous avions, et non sur les technologies. Ça a été pour moi un bol d’air frais. J’ai envie maintenant de ne travailler que comme ça.

Y a-t-il certaines de vos chansons que vous n’aimez plus ?
J’écoute rarement ma musique… Mais il y a certaines chansons que je ne jouerai plus en live. Je ne les citerai pas car c’est peut-être les préférées de certaines personnes.

Votre plus grand souhait aujourd’hui ?
Jouer cet album sur scène, j’ai du mal à attendre… Piers Faccini fera la première partie de notre tournée aux Etats-Unis.