Article mis à jour le 24/08/2007
Blogmusik, Radioblog… Ces deux sites ont connu un vif succès il y a quelques
mois. La formule avait trouvé ses adeptes : il s’agissait de pouvoir
écouter un catalogue très riche de titres musicaux (en streaming, mais aussi en
téléchargement via une manipulation cachée mais assez simple). Mais le succès
les a rattrapés. La Sacem avait ainsi obtenu leur fermeture, ces sites ne
rémunérant pas les ayants droit. Une courte existence, donc, pour Blogmusik,
créé en juin 2006 et fermé en février 2007. « Au départ, c’était un projet
personnel, explique Jonathan Benassaya. Et puis nous avons été victimes de
notre succès, le modèle était illégal et quand on s’en est rendu compte, on a
tout de suite fermé. »
Toujours en streaming
Six mois plus tard, Blogmusik réapparaît, mais sous un nouveau nom. Ce sera
donc Deezer. Le concept reste le même : il s’agit de pouvoir écouter de la
musique avec un choix presque illimité, mais toujours en streaming. Le point
fort du site : un solide moteur de recherche, qui permet de trouver des
titres rares parmi un catalogue de plusieurs centaines de milliers de titres. Sauf
que, cette fois, les fondateurs ont pris leurs précautions : ils versent
des rémunérations à la Sacem. Des accords pourraient aussi être passés avec les
sociétés d’auteurs et les maisons de disques afin de disposer de tous leurs
catalogues.
Bientôt un réseau social
« Aujourd’hui, Deezer adopte le même concept, mais, sur la forme, n’a plus
rien à voir avec Blogmusik, affirme Jonathan Benassaya. Nous avons intégré de
nouvelles fonctionnalités : il est ainsi possible de partager des titres,
d’accéder à la discographie d’un artiste, etc. » Tout cela en attendant
une nouvelle version du site, prévue fin septembre. Il s’agira alors de créer
un réseau social (sur le modèle de MySpace).
Des menaces...
Il faudra toutefois, avant cela, dissiper les menaces judiciaires qui planent sur le site. Universal Music a diffusé un communiqué, dès le lendemain de la mise en ligne de Deezer, dans lequel il explique qu'aucun accord ayant été passé, l'exploitation de son catalogue par le site est illégale. Comme nous l'a expliqué Jonathan Benassaya, des discussions étaient en cours avec les majors, mais n'avaient pas encore abouti. Le seul accord passé l'était pour l'instant avec la Sacem. Si soncatalogue reste à la disposition du public, Universal pourrait alors attaquer Deezer en justice.



































