Avec la concentration urbaine, les prix des habitations en centre-ville augmentent. Quel impact cela peut-il avoir pour les jeunes ou les plus démunis ?
La tendance générale est le déplacement du centre-ville vers l’extérieur. C’est une sorte de sélection par le niveau social. On va de plus en plus vers un modèle de ville avec des zones
socialement uniformes.
Le phénomène d’exode urbain dans les pays fortement industrialisés existe-il toujours ?
Moins qu’il y a quinze ans. On avait alors vu certaines populations se déplacer vers des milieux plus naturels. Mais c’est un épiphénomène comparé au développement de la population urbaine. De plus, ça avait un impact écologique néfaste, notamment à cause des déplacements.
Jusqu’à quand pourra durer la croissance des villes ?
Il y aura toujours une population rurale, ne serait-ce que pour assurer la production. Mais il est vrai que tout va dans le sens du développement urbain. Trois quarts d’urbains, un quart de ruraux : cela semble être une proportion viable.



































