En 2008, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, plus de la moitié de la population mondiale vivra en milieu urbain. Dans son rapport annuel, publié hier, le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) tente de prévenir les gouvernants de l’urgence d’organiser le développement des villes.
Tous en ville
“Nous vivons une croissance urbaine sans précédent, en vitesse et en dimension”, prévient Yves Bergevin, conseiller au département Afrique de l’Unfpa. “En 2030, nous pourrions être plus de 5 milliards en ville” [environ la population mondiale de 1987, ndlr]. Pour ce spécialiste de l’urbanisation et des populations, il n’y a là rien d’alarmant. Au contraire, la concentration urbaine offre de réels avantages sur le plan écologique : “On diminue les besoins en énergie et en transport, on gère mieux les égouts, et puis on peut penser au reboisement en milieu rural.”
Mais tout n’est pas rose, car si rien n’est fait par les pouvoirs publics, traditionnellement contre l’afflux de populations vers les villes, les zones urbaines se développeront de manière anarchique. “Il y a actuellement 1 milliard d’habitants dans des taudis urbains. Aujourd’hui on dépense des fortunes pour reconstruire ces zones, acheminer l’eau potable, l’électricité. Si tout cela avait été fait en amont on aurait économisé des milliards.” Prévenir plutôt que guérir donc, voilà le leitmotiv de ce département de l’ONU pour qui de toute façon “l’avenir sera urbain”.




































