Avons-nous du retard en matière de déplacement à vélo par rapport aux autres pays européens ?
Non, pas vraiment. Il y a des pays comme les Pays-Bas ou l’Allemagne qui ont pris un peu d’avance, mais nous ne sommes pas très loin. De plus, en France, nous sommes en train de bâtir des offres diversifiées, notamment des locations de courte, moyenne et longue durée, ce qui est un plus.
Y a-t-il une volonté au niveau national pour le développe-ment de ce type de déplacement ?
Oui et non. Tout d’abord, les acteurs locaux ne doivent pas tout attendre de l’Etat. Il existe un certain nombre d’outils qui sont à leur disposition, ils doivent s’en servir au maximum. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait Bordeaux ou Paris. Mais l’Etat peut quand même intervenir, par exemple sur le code de la route, en y intégrant mieux les nouveaux modes de déplacement.
C’est ce que vous appelez le “code de la rue”. Qu’est-ce que c’est exactement ?
Il s’agit d’une partie du code de la route mieux adaptée à la réalité urbaine. Nous travaillons notamment sur les zones de rencontre, c’est-à-dire les zones où se croisent piétons, cyclistes, automobilistes et autres. Mais aussi sur la généralisation des contresens cyclables.



































