Le commerce de centre-ville reprend l’avantage sur la périphérie grâce aux transports en commun et à Vélo’v, selon la 8e enquête sur les comportements d’achat des ménages réalisée par la chambre de commerce et d’industrie de Lyon auprès de 5 900 ménages du Rhône (Lyon, Villeurbanne, Villefranche, en débordant sur l’Ain, l’Isère et la Loire).

La part de la voiture baisse

Si, en 2001, la Presqu’île et la Part-Dieu faisaient jeu égal avec le centre commercial Porte-des-Alpes à Bron, les pôles du centre-ville sont aujourd’hui préférés par les consommateurs lyonnais.

“La part de la voiture baisse et celle de la marche à pied  ou du deux-roues augmente pour réaliser ses achats”, explique Bernard Gagnaire, responsable de l’urbanisme commercial à la CCI de Lyon. Les deux-roues représentent 0,5% du flux d’achat non alimentaires en 2007, contre… 0% en 2001.

“La mise en place de Vélo’v, il y a deux ans et demi, n’y est peut-être pas étrangère, avance Bernard Gagnaire. Le vélo a un faible encombrement, il est donc bien adapté pour faire des achats de forte valeur ajoutée”.

Toutefois, le regain d’intérêt pour le commerce en centre-ville est fonction des produits recherchés : l’achat de proximité est fort pour des produits alimentaires quotidiens, mais joue beaucoup moins pour des articles d’équipement du foyer.