La première cuvée des vins de pays de l’Atlantique a été présentée hier, au salon Vinexpo.
Un événement ?

Il est très rare en France d’avoir de nouvelles dénominations, surtout à Bordeaux. Jusqu’à la création des vins de pays de l’Atlantique, les mesures prises pour juguler la crise viticole bordelaise étaient négatives : l’arrachage et la distillation ont généré une perte de richesses et d’emplois pour la région. Là, on valorise la production.

Quelles sont les premières retombées ?

Cinq millions de bouteilles ont été produites (40 000 hectolitres), dont 90% ont été affectées commercialement à ce jour. Le négoce en a acheté 60%, le reste est écoulé par les producteurs et les caves coopératives. Une vingtaine de producteurs nous ont contactés pour faire du vin de pays à leur tour. L’objectif sera aussi d’inviter les jeunes à déguster ces vins souples, charmants, faciles à boire, pour qu’ils achètent ensuite des appellations plus prestigieuses.

Qu’attendez-vous du millésime 2007 ?

Qu’il soit aussi bon que celui de 2006. On espère aussi  une croissance en termes de volume. D’autre part, avec ce mot Atlantique, on veut surtout accéder au marché de l’export : la quasi-totalité des cotisations du syndicat est consacrée à la promotion. Le marketing est appelé à se développer. Ainsi, “Soif de cœur” propose d’utiliser un code placé derrière l’étiquette pour faire des rencontres sur Internet. C’est un exemple typique de cette dynamique.