A quelques mois des prochaines élections, le président pakistanais Musharraf est plus déstabilisé que jamais. Tous les jours, des manifestants descendent dans la rue pour réclamer sa démission. En limogeant le 9 mars dernier le chef de la Justice Ifthikar Chaudry, il a montré qu’il voulait garder le pouvoir.
Manipulation
“C’est un despote. On veut qu’il s’en aille”, disent ses opposants. Avocats, partis politiques d’opposition, société civile… tous s’accordent à dire que Musharraf instrumentalise le problème de la Mosquée rouge à des fins électorales.
“C’est pour étouffer l’affaire Chaudry qui lui a porté un coup fatal. Maintenant, tout le monde sait de quoi il est capable pour rester au pouvoir.” Pour un ancien agent des services secrets, “c’est une action délibérée pour manipuler et contrôler le pouvoir. Musharraf veut créer assez de troubles pour imposer l’état d’urgence afin de repousser les prochaines élections.” Et aussi parce qu’il a besoin du soutien des Américains, beaucoup pensent que “le régime veut montrer aux Occidentaux que le danger islamiste est présent et qu’il faut continuer à soutenir Musharraf”.



































