Certains attendent le nouveau Beigbeder comme le messie. Et pour cause, l’homme de télé est quelqu’un que l’on adore… ou que l’on déteste. Ancien concepteur-rédacteur de Young & Rubicam, il est licencié lorque paraît 99 Francs. La suite, on la connaît : Beigdeber devient chroniqueur littéraire, animateur télé sur plusieurs chaînes, people incontournable, directeur littéraire chez Flammarion jusqu’en 2006, et bien sûr… écrivain.

A la plage
Son nouveau roman, Au secours pardon, paraît avant les vacances d’été. Stratégique ? Incontestablement. Le nouveau Beigbeder est partout. Publié en juin, après les élections et avant la rentrée littéraire, tous les médias s’en font l’écho. Pas seulement parce que Beigbeder est Beigbeder, pas seulement parce que le nombre de romans publiés en juin est nettement plus faible qu’en septembre, mais parce qu’Au secours pardon est un bon livre que les vacanciers prendront plaisir à lire à la terrasse d’un café ou sur la plage.

Culte du corps
Le héros, Octave (fameux ex-publicitaire de 99 Francs et double de Frédéric…), 40 ans, est en Russie pour dénicher la femme parfaite, celle à qui toutes les ménagères lambda auront envie de ressembler. Sur plus de 300 pages, le lecteur croisera les noms des plus belles mannequins du moment, les produits de beauté les plus en vogue, les hommes les plus friqués et puis Lena, une adolescente pas comme les autres. Dans ce roman, Beigbeder ne perd pas ses bonnes habitudes, plaçant de-ci de-là le nom de grands écrivains qu’il adule et livrant ses émotions sans retenue ni complexe. Certes, Beigbeder est un mondain, mais c’est avant tout un solitaire qui ne se cache pas d’être angoissé et fragile.