Mis à jour 08-06-2007 07:30
Des candidats pas comme les autres
Sur les 334 prétendants, certains font preuve d’originalité
Huit cent trente-sept bureaux de vote répartis dans les vingt arrondissements seront ouverts dimanche, de 8 heures à 20 heures. Difficile de faire son choix quand on sait qu’à Paris, 334 candidats auront leur nom sur des bulletins.
Certains tirent d’office leur épingle du jeu : plus connus, plus médiatisés, plus anciens, tous les prétextes sont bons pour se placer sous les projecteurs.
(Sur)médiatisation
Dans la 8e circonscription, qui détient le record de candidats (au nombre de 22), Arno Klarsfeld est devenu une vraie star, poursuivi par les journalistes de presse écrite ou de télé. Un traitement qui a d’ailleurs poussé à bout ses adversaires parmi lesquels Sandrine Mazetier (PS) ou Pénélope Komitès (Verts).
Porte-parole de François Bayrou pendant la présidentielle, Marielle de Sarnez, investie par l’UDF-Modem dans la 11e circonscription, a elle aussi bénéficié d’un écho médiatique particulier. Candidate UMP à la mairie de Paris et députée-maire du XVIIe, Françoise de Panafieu part favorite dans la 16e. Derrière ces “mastodontes”, d’autres candidats ont l’ambition de réussir. Pour cela, tous les moyens sont bons. Focus sur trois personnages pas comme les autres.
• Le plus jeune
Florent Gallaire, candidat "Nouvelle Vague" dans la 9ème circonscription de Paris.
• Identité : Habitant du 13ème depuis toujours, Florent Gallaire est élu étudiant à Jussieu (Paris 6) et titulaire d'un Master d'Informatique et Mathématiques. Il est le fondateur du mouvement "Nouvelle Vague" qui a pour slogan : "La Jeunesse au Parlement !".
• Age : 25 ans.
• Spécificité : Déjà le plus jeune candidat tête de liste de France aux élections municipales de 2001, à seulement 19 ans. Leader du mouvement anti-CPE.
• Ses idées : Mobiliser la nouvelle génération en politique et refonder la gauche, sur un programme de justice sociale et de libertés individuelles.
• Score visé : Se rapprocher de 5%.
• Coût de la campagne : 2 000 euros.
• La plus sexy
Cindy Lee, présidente du Parti du plaisir, candidate dans la 7e circonscription
•Identité : strip-teaseuse, danseuse, la blonde plantureuse Cindy Lee sert également de modèle pour les pubs, l’art et la photo.
• Age : 35 ans
• Spécificité : bouche pulpeuse, poitrine avantageuse, décolleté plongeant, la candidate joue sur ses qualités physiques pour attirer ses électeurs.
• Ses idées : “développer les espaces verts, instaurer des cours de séduction à l’école et casser les ghettos.”
• Score visé : “en 2002, j’ai fait 0,5% dans la 1re circonscription. Pour les cantonales, en 2004, 2%. L’idéal serait d’atteindre les 5%”.
• Coût de sa campagne : entre 3 000 et 4 000 euros.
• La plus “affichée”
Lynda Asmani, candidate UMP dans la Ve circonscription
• Identité : originaire de la Loire, Lynda Asmani a été journaliste au Progrès. Elle travaille au ministère des Finances. C’est aussi une militante des droits de l’enfant et des droits de l’homme.
• Age : 33 ans
• Spécificité : à la réputation d’être la plus “fun” de l’UMP. “J’ai fait une campagne qui dépote. Ma photo est imprimée sur les enveloppes, sur tous mes bulletins de vote et sur 10 000 sacs à pain.”
• Ses idées : développer l’économie et la culture dans le Xe, militer pour les droits de l’enfant, réhabiliter les logements insalubres...
• Score visé : “J’espère être en tête du scrutin. Je me mets à 36%/37%.”
• Coût de sa campagne : entre 50 000 et 55 000 euros.





