Recrutement virtuel, emploi réel
Aujourd'hui, et jusqu'à jeudi, de 16 à 19 heures, se déroule un recrutement sur Second Life, NeoJobMeeting, avec des...
Mis à jour 04-06-2007 18:09

Daniel Prin, directeur général de TMP Neo.
Photo : DR
Notre agence a déjà testé le système aux Etats-Unis en mai. Nous voulions
l’adapter en France.
Quel est le concept de ce recrutement virtuel ?
Les entreprises partenaires ont de gros besoins de recrutement, l’idée pour
elles est d’attirer des candidats nouveaux, qui n’auraient peut-être pas
postulé en temps normal. Exemple : des ingénieurs chez L’Oreal. Il y avait
déjà des expériences de salons de recrutement sur Internet, de forums. Mais
tout cela n’était pas très interactif. Second Life permet de mener cela dans un
environnement ludique, pour un coût assez modéré.
Comment les cinq entreprises partenaires ont choisi de s’investir ?
Nous avons d’abord soumis l’idée à trois de nos clients : L’Oreal, Areva
et Alstom. L’Oreal a été le premier à accepter. Les autres ont suivi. Puis nous
avons proposé à deux autres entreprises, en limitant d’emblée le nombre de
partenaires à cinq. Pour plusieurs raisons : d’abord car au-delà de 70
avatars présents simultanément sur une île de Second Life, il y a des risques
de ralentissement ; ensuite parce qu’avec trop de partenaires, ils n’auraient
pas été mis en avant de la même façon. Unilog et Capgemini nous ont alors
rejoints. D’autres secteurs, comme les banques, étaient aussi intéressés.
Quel est l’intérêt pour les entreprises ?
D’abord recruter des gens différents. Ensuite, faire parler d’elles et montrer
qu’elles recrutent. Même si les gens ne participent pas à cette opération, je
suis certain que beaucoup iront postuler directement sur le site des
entreprises car ils savent désormais que les sociétés concernées ont de gros
besoins en recrutement.
Et pour les candidats ?
Les inconvénients liés à l’entretien d’embauche physique disparaissent : les
considérations sur les apparences physiques, la façon de poser sa voix, etc. Sans
compter – mais ceci n’est pas à l’origine, une motivation première – que cela
peut permettre de lutter contre les discriminations.
Que peut apporter Second Life au recrutement ?
Une nouvelle relation entre l’employeur
et le candidat, un aspect ludique… Mais il est encore très difficile de mesurer
les retombées exactes d’une telle opération.
Ces incertitudes ne sont-elles pas une limite pour ce type de projets ?
Il faut être honnête : on ne sait pas quelles seront les réactions des
candidats, si on atteindra notre objectif de 700 entretiens pour les 5
entreprises. Mais le projet fait beaucoup parler de lui. En termes d’image, c’est
très positif. Sans compter que le coût pour les entreprises (22.000 euros,
ndlr) sont à peu près les mêmes que ceux pour faire appel à un chasseur de
têtes.
Le site
Neo Job Meeting
Aujourd'hui, et jusqu'à jeudi, de 16 à 19 heures, se déroule un recrutement sur Second Life, NeoJobMeeting, avec des...