Son visage vous dit peut-être quelque chose. Anne Caillon a fait un peu de télé (Engrenages sur Canal+, Zodiaque sur TF1), un peu de cinéma (Poltergay, Qui a tué Bambi ?) et pas mal de théâtre. Mais elle n’avait pas encore trouvé le rôle qui la propulserait (justement) sur le devant de la scène. Avec U.V.,  c’est chose faite. 

Qu’as-tu pensé du film la première fois que tu l’as vu ?

Ce qui m’a le plus surprise, c’est la distance qu’a prise Gilles Paquet-Brenner avec le livre de Serge Joncour qui était plus introspectif, plus sérieux. J’ai beaucoup aimé les scènes de comédie qui apportent un peu de légèreté au film et ne le rendent pas prétentieux du tout.

Comment Gilles Paquet-Brenner t’a-t-il choisie ?
C’est le distributeur qui lui a soufflé mon nom. Gilles voulait une actrice qui soit crédible dans le rôle de la sœur de Laura Smet. On s’est rencontrés et un quart d’heure plus tard, j’avais le rôle.  Incroyable ! 

C’est un film dans lequel il n’y a pas beaucoup de dialogues...
Oui, et ce n’était pas évident à jouer. On ne sait pas grand-chose sur les personnages car dans cette famille personne ne se parle vraiment. Tout passait donc par les expressions, les regards. Pour ma part, le livre m’a beaucoup aidée pour interpréter Vanessa.

C’est une fille intriguante.
Oui. Vanessa est une femme qui a vécu beaucoup de choses mais qui est rentrée dans le rang. C’est l’arrivée de Boris qui va fissurer les choses. Ce qui est intéressant dans ce film, c’est que rien n’est clairement dit.

A ce titre, la fin est très troublante…
Elle laisse une fois encore au spectateur la liberté d’interpréter. Comme il y a un côté onirique, on peut tout s’imaginer.

Tu as failli avoir ton heure de gloire avec Basic Instinct 2...
(Rires.) C’est vrai que dans Basic Instinct 2, j’avais une scène torride avec Sharon Stone. Mais dans les films américains, il n’est pas rare que les acteurs soient coupés au montage. Ça a été mon cas. Mais c’était une expérience hallucinante : je me suis retrouvée à Londres à rouler des pelles à Sharon Stone ! Et puis, il paraît que le film était assez mauvais. Au final, je suis gagnante sur tous les plans !

Tu n’as pas vu le film ?
Non, je me suis endormie devant le DVD…