La présence du député du Nord Christian Vanneste mardi au buffet organisé à Matignon pour les parlementaires UMP a relancé la polémique. “C’est une gifle magistrale aux homosexuels”, a déclaré Jean-Luc Romero, président du parti Aujourd’hui autrement, associé à l’UMP.

En 2003, Christian Vanneste avait notamment déclaré  : “L’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité.” Cela lui avait valu d’être condamné à 3 000 euros d’amende pour “injure envers les homosexuels”.  Du coup, Nicolas Sarkozy avait déclaré que le député de la 10e circonscription du Nord ne serait pas réinvesti aux législatives.

Candidat malgré tout
Et pourtant ! Christian Vanneste, qui se présente sous l’étiquette du Centre national des indépendants (CNI), s’affiche comme le candidat de la majorité présidentielle, l’UMP n’ayant investit aucun rival face à lui. Fort des 58% en faveur de Nicolas Sarkozy dans sa circonscription, ce professeur de philosophie affiche publiquement sa confiance, tandis que GayLib, un mouvement de défense des homosexuels associé à l’UMP, a appelé mercredi à voter contre lui.

“Je trouve cela honteux ! J’ai simplement émis un point de vue philosophique, c’est une question de liberté d’expression, proteste-t-il. De toute façon, les électeurs sont intéressés par des problèmes plus concrets.”

Du côté de la fédération UMP du Nord, on tente de calmer le jeu : “La double peine n’existe pas dans notre pays, indique Thierry Lazaro, secrétaire fédéral. Certains propos ont été déformés. Nous pensons que Christian Vanneste mérite d’être réélu.”