Le flou des centristes
Mis à jour 25-05-2007 08:23
Il y aura des triangulaires au premier tour des législatives, mais les alliances se décideront au cas par cas au soir du 10 juin

Malgré ses 30 ans, Ludovic Guinard (à droite, à côté de son suppléant Ludovic Bousquet) n’est pas le candidat centriste le plus jeune.
Photo : Metro
Au milieu de treize prétendants, “pris en sandwich” entre le tandem des UMP sortants Alain Juppé et Hugues Martin d’une part, et d’autre part la socialiste Michèle Delaunay, au moral regonflé à bloc depuis que Ségolène Royal a largement devancé Nicolas Sarkozy à Bordeaux lors de la présidentielle, les deux candidats présentés par la formation centriste dans la deuxième circonscription, Bordeaux-Centre, affirment que leur position “n’est pas inconfortable”.
Pourtant, ils n’ont jamais brigué ce mandat, sont trentenaires, et espèrent être hissés jusqu’au second tour par des électeurs bordelais qui ont toujours vu l’UDF comme une alliée de la droite.
Ludovic Guinard, ingénieur de l’Ecole des mines et issu de Cap 21 (la formation de l’ex-ministre de l’Ecologie Corinne Lepage) “ne peut donner caution ni à l’un ni à l’autre”, mais il déclare qu’il “partage avec la candidate socialiste des idées sur l’écologie”.
Le jeune homme précise aussi ne pas avoir entamé de pourparlers : “On peut choisir l’un ou l’autre, en fonction des résultats locaux. On y passera la nuit du 10 juin s’il le faut, mais l’objectif est d’avoir au moins un député : François Bayrou a fait 20% en Gironde, mathématiquement ça fait deux sièges”, a souligné l’adjointe à la mairie de Bordeaux Véronique Fayet, candidate centriste dans la première circonscription.






