A 33 ans, Guillaume Aldebert a déjà quatre albums à son actif et des centaines de concerts derrière lui. Entre chanson et pop, cet adorable et hyperactif Franc-comtois raconte les choses de la vie avec une positive attitude contagieuse. Ne le manquez pas samedi soir, au Grand Rex.
Tu sembles avoir un truc avec la scène, c’est inné chez toi ?
Non. Je n’ai jamais eu dans l’idée de faire ce métier-là. Je n’étais pas forcément timide, mais pas extraverti non plus. En revanche, j’aimais bien me faire remarquer en racontant des histoires, en faisant des imitations...
Comment en es-tu arrivé là, alors ?
A l’adolescence, je jouais de la guitare dans des groupes plutôt métal comme Metallica. Après, j’ai fait de la photo, j’ai été cuistot, pion, j’ai fait un peu les Beaux-Arts, tout en continuant la musique en dilettante. J’ai ensuite monté un projet de chansons. Et on a commencé à jouer dans des bars avec des potes. C’est là que tout a commencé. Par l’engouement du public.
Tu es “traqueur” ?
Oui, mais moins qu’avant. Je fais ça pour déclencher des enthousiasmes. Quand j’arrive sur le plateau, j’ai envie de faire un truc simple. Pas envie de me protéger derrière une image qui ne me correspondrait pas forcément.
Tu veux dire que tu ne joues pas un personnage sur scène ?
Disons qu’il me ressemble beaucoup. J’ai remarqué que plus j’étais moi-même, plus ça marchait. C’est le contraire de Mylène Farmer, où elle, c’est tout sur l’image et le mystère.
Te considères-tu comme un artiste engagé ?
Avec cette campagne, c’était dur de ne pas l’être. Pendant certains concerts, on faisait même chanter des slogans anti Sarko. Sinon, je n’écris pas de textes engagés. Je m’engage quand je fais des ateliers hip-hop en prison ou en chantant dans les hôpitaux pour les enfants.
Tes projets ?
Un album de chansons pour enfants qui est bien avancé. Il y aura pas mal d’invités… Ce sera très humoristique et rock n’roll.
Tu ne t’arrêtes jamais ?
Jamais. Si je m’arrête, j’angoisse, je deviens fou. Ma copine me dit souvent que je suis insupportable si j’ai pas de concerts prévus pendant 10 jours. Mon angoisse, c’est le vide, l’ennui. Je dois avoir peur de me retrouver avec moi-même.




































