Après plus de cinq mois d’occupation des allées François-Verdier, les Enfants de Don Quichotte ont levé le campement vendredi soir. Toulouse restait la dernière ville à avoir encore des tentes plantées dans son centre-ville : les allées François-Verdier en ont compté jusqu’à 75. Suite aux propositions de relogement formulées par la mairie et l’Etat, les 24 sans domicile fixe ont finalement accepté les douze chambres d’hôtel et les deux bungalows sur l’île du Ramier, réaménagés en chambres individuelles pour cinq à sept personnes.

Des propositions tardives
Si le sentiment de satisfaction planait sur le campement au moment de démonter les tentes, vendredi soir, certains ne cachaient pas une certaine amertume. “Je regrette que la mairie et la préfecture n’aient pas eu l’intelligence d’accepter nos revendications plus tôt. Tout cela aurait pu se terminer fin janvier et des crispations auraient été évitées”, faisait remarquer Florian Bricaut, un des porte-parole du mouvement. Allusion au dialogue difficile avec la collectivité, qui s’était soldé jeudi par la comparution des Enfants de Don Quichotte devant le tribunal de grande instance. La mairie avait en effet lancé une action en référé afin de faire évacuer les allées.

Jean-Luc Moudenc s’est naturellement montré satisfait de la décision des SDF, insistant sur la continuité de l’accompagnement social de chacun des Enfants de Don Quichotte. Ces derniers continuent à travailler sur l’implantation d’un village de l’espoir qui pourrait accueillir, sur un terrain près de Sesquières, des sans domicile fixe en voie de réinsertion.