Mis à jour 09-05-2007 07:27
Ramé : “Tout le monde a le couteau sous la gorge”
36e journée de Ligue 1, Bordeaux-Nantes, ce soir, à 20 h 30, au stade Chaban-Delmas

Ulrich Ramé a de fortes ambitions pour ce “Championnat bizarre, où tout le monde peut battre tout le monde”.
Photo : SIPA/SAURA
“Pour la Ligue des champions, ça va être serré. Personne n’est écarté de la course. Les places vont valoir cher. Il faut que tout le monde joue le jeu et soit professionnel.”
Le gardien de Bordeaux, Ulrich Ramé, impérial et invincible depuis sept matches, aborde avec autant de confiance que de méfiance la dernière ligne droite d’une “Ligue 1 serrée et bizarre”. Il se prépare notamment à la venue de Nantes, dont il est originaire et que les Girondins pourraient envoyer en Ligue 2.
Ce Bordeaux-Nantes revêt-il une importance particulière ?
Ce n’est pas un adversaire direct mais ils ont quelque chose à jouer. On va vite se rendre compte que Nantes ne vient pas pour faire de la figuration. Tant que mathématiquement cela ne sera pas clos pour eux, ils joueront leur va-tout. Ils sont dans une phase où ils n’ont vraiment plus rien à perdre. C’est à nous d’être vigilants et d’avoir la main mise sur le match.
Bordeaux peut être le bourreau de Nantes, votre ville de naissance, que vous avez soutenue...
Cela ne m’évoque rien. Le principal objectif est de gagner. Après, c’est le sport, c’est comme ça. La situation de Nantes ne s’est pas faite du jour au lendemain, c’est une histoire compliquée. Nantes est une des plus anciennes équipes de L1, elle a un des plus gros palmarès en France. S’il n’y a que le côté sportif, ils vont vite remonter. S’il y a d’autres problèmes
derrière, ils ne sont pas sortis de l’auberge.
A quoi est due l’actuelle métamorphose du jeu bordelais ?
Je crois que c’est l’amalgame de plein de facteurs qui favorise cette dynamique. On a été beaucoup critiqués par rapport à ça. Il y a certainement la confiance, qui est revenue après la victoire en Coupe de la Ligue, le fait d’enchaîner les victoires, les séries sans défaites, l’état de fraîcheur du groupe, peu de blessures, l’envie partagée par tous de jouer la Ligue des champions et de jouer beaucoup avec Bordeaux. Sportivement, quand on sait ce que représente une année sans Coupe d’Europe, c’est difficile. L’UEFA a un parfum européen, mais moins que la Ligue des champions qui, économiquement, a des retombées énormes pour le club.
Que vous inspire ce sprint à plusieurs pour la Ligue des champions ?
Ce que l’on disait il y a quelques semaines : cela va être très serré. Personne n’est encore écarté de la course, donc les places vont valoir cher. Forcément, le calendrier va jouer, le fait de se déplacer plusieurs fois lors des trois derniers matches n’est pas un avantage pour nous. Après, il faut que tout le monde joue le jeu et soit professionnel.
Pensez-vous que des équipes peuvent lâcher prise ?
Beaucoup d’équipes concernées par le haut de tableau vont se rencontrer et vont forcément avoir une pression supplémentaire sur les épaules. Les équipes peuvent lâcher. Nous ne sommes pas non plus à l’abri. Lens a eu pas mal de points d’avance, une option, puis tout a été remis en cause. C’est un Championnat assez bizarre, tout le monde peut battre tout le monde, ça peut aller très vite. Tout le monde a le couteau sous la gorge et cela change toutes les données des matches.
Vous préférez jouer contre une équipe mobilisée ou l’inverse ?
C’est surtout le fait que nous ayons quelque chose à jouer jusqu’au bout qui est intéressant. C’est bien pour que le groupe reste sous pression jusqu’à la fin de saison.
| Le groupe retenu |
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• L’équipe : Ramé, Valverde – Enakarhire, Faubert, Jurietti, Marange, Planus – Alonso, Dalmat, Fernando, Mavuba, Micoud, Smicer, Wendel – Cavenaghi, Chamakh, Darcheville, Jussiê, Perea. |






