Aujourd’hui, le comité exécutif et le conseil national de l’UDF devraient entériner la création du Parti républicain, porté par François Bayrou.

“Une attente forte des sympathisants comme des militants de longue date”, selon Joan Taris, porte-parole départemental de la formation centriste.
D’après lui, pour les législatives de juin, “François Bayrou est plus dans une recherche de ralliements que dans une volonté d’alliances”, et cela entraîne “la remise en cause de certaines habitudes d’alliance avec l’UMP”.

Le suppléant d’Alain Juppé n’est plus un centriste
Un premier binôme, UMP-UDF, vient déjà de sauter : Alain Juppé a annoncé, lundi, que son suppléant, traditionnellement un UDF, serait son premier adjoint, l’UMP Hugues Martin : “On ne se
resserre pas entre UMP”, s’est défendu le maire de Bordeaux, qui pourrait rejoindre le gouvernement formé par Nicolas Sarkozy, avant d’ajouter : “Cet élément n’est pas entré en ligne de compte.”

Parmi les circonscriptions qui sont “passées” à gauche à l’occasion de cette présidentielle, il y a Bordeaux-Centre. “C’est un signe favorable pour les législatives”, a affirmé la candidate socialiste Michèle Delaunay, qui y affrontera le tandem Alain Juppé-Hugues Martin.

Cette dernière rappelle, par ailleurs, que “l’UDF a pris à la gauche des votants” et se “réjouirait qu’un désistement ou un rapprochement puisse se concrétiser”.