Mis à jour 06-05-2007 18:50
La sélection Musique de la semaine
Comme tous les lundis, les journalistes de Metrofrance.com vous font partager leur avis sur les sorties CD et DVD musicaux. N'hésitez pas à commenter

Photo : dr
King of cards, Tom McRae
V2 Music
Avec son quatrième album, "King of cards", Tom McRae se classe définitivement dans la rubrique des anciens jeunes auteurs-compositeurs interprètes-anglais-les-plus-prometteurs. « Anciens » parce que 1) ce n’est plus un débutant ; 2) il ne pourrait plus vraiment, avec ce nouvel opus, prétendre à ce titre.
Sur la qualité des arrangements, rien à redire. C’est impeccable. Les mélodies sont jolies mais un peu ternes, les ballades pop sont douces, mais un brin sirupeuses. La voix au timbre si particulier reste belle, mais vire bien souvent à la complainte, un peu artificielle.
Pas de grosse prise de risque avec « King of cards » : Tom a fait ce qu’il sait faire… mais en moins bien qu’avant. Mais, c‘est vrai, il avait placé la barre bien haut. A. B.
Tom McRae sera en concert en France, pour cinq dates, du 28 mai au 2 juin

Heart of Gold, Neil Young
DVD Paramount
A coté de sa production cinématographique, Jonathan Demme, amoureux fou de musique, filme aussi de temps en temps des concerts. On lui doit notamment le remarquable Stop making sense, il y a une vingtaine d'années, magnifique captation d'un concert des Talking Heads et sorte d'étalon-or en la matière. Cette fois, c'est sur les traces et les notes de Neil Young qu'il a posé ses caméras pour un concert très particulier du Moner, sur la scène du plus grand théatre de Nashville. L'athmosphère est très country, les guitares acoustiques et les choeurs légers.
Jonathan Demme a respecté Neil Young, victime il y a quelques mois d'un accident de santé et qui n'est plus le jeune rebelle efflanqué qu'on avait l'habitude de voir. Le visage très marqué, le corps emprunté et le jeu de scène plutôt statique (c'est un euphémisme) de Young pourraient être des handicaps rédhibitoires à ce DVD. Heureusement, le talent de Demme et surtout la voix restée intouchée de Young, ses classiques aériens et subtils, donnent à ce concert une certaine forme de magie. A consommer en douceur. F.B.

Photo : dr
Fairytale, Constance Amiot
tôt Ou tard
Un souffle d’automne. Glissé dans l’oreille par la voix délicatement teintée et gravement posée de Constance Amiot. Elle vient de sortir son premier opus « Fairytale », chez tôt Ou tard. Ce sont les couleurs de cette jeune femme à la (jolie) frimousse pleine de taches de rousseur, aux cheveux auburn et à la chemise corail qui font aussi penser à l'automne. Saison de transition, entre-deux, à l’image de l’histoire de cette jeune chanteuse, partagée entre la France et les Etats-Unis (elle chante d’ailleurs aussi facilement en anglais qu’en français). Entre-deux, comme les douze morceaux de « Fairytale », à la dominante folk avec des accents country et quelques touches de jazz manouche. Entre écoute sympathique et forte impression de déjà-vu. L’entre-deux pour « on aime » et puis, « non pas tant que ça, en fait ». C’est joli mais sans saveur. L’automne, c’est beau, mais c’est lassant. A. B.

Photo : DR
Yelle, déjà phénomène avant même un CD
Je veux te voir
Cette chanteuse venue des Côtes d'Armor (Saint-Brieuc) aime les collants fluos mais n'aime pas Cuizinier, membre du groupe hip hop TTC. Yelle aime les paroles crues mais n'aime pas la mysoginie. Yelle nous offre des chansons pimentées, des chansons à textes mais parfaitement adaptées pour les dance-floors. Ça change. On nous dit que Yelle fait de la booty-pop. On veut bien les croire mais on cherche encore dans Wikipédia ce que ça veut bien dire... En attendant, le premier tube de Yelle, Je veux te voir, cartonne sur MySpace et dans les bacs de vos disquaires préférés. Car Yelle, qui commence à se faire un nom, n'a même pas encore sorti de CD. C'est prévu pour le 3 septembre prochain. Chouette. F.S.

Mozart, Maxim Vengerov
EMI Classics
C’est
l’un des mystères et c’est aussi la magie de la musique classique :
enregistrement après enregistrement, CD après CD, les grands instrumentistes
sont capables de « réinventer » des œuvres connues souvent par cœur.
Prenez la Sinfonia Concertante de Mozart, déjà explorée par tous les plus
grands (préférence personnelle à Itzhak Perlman) :
Maxim Vengerov, star montante du violon, lui redonne un nouveau vernis, une
nouvelle sonorité extraordinairement rafraichissante.
Mais ce grand spécialiste
des concerti – de Beethoven à Ravel - assume cette fois, dans cet enregistrement
entièrement dédié à Mozart (outre la Sinfonia Concertante, il s’attaque aussi
au concerti n° 2 et 4) le double rôle de soliste et de chef. Il dirige ici l’Orchestre
de Chambre de Verbier, qui réunit des musiciens âgés de dix-sept à
trente-quatre ans venus des quatre coins du monde. Une première pour es deux et
un bonheur pour celui qui les écoute. F.B.
Maxime Vengerov sera en concert le 25 mai au Théâtre des Champs-Elysées






