Le parquet de Marseille s’est décidé à ouvrir une information judiciaire sur les chefs de “violence ayant entraîné une incapacité de plus de huit jours avec circonstances aggravantes”, en l’occurrence “violence en réunion, avec arme et acte de racisme”, pour savoir ce qui s’est vraiment passé lors de l’agression d’Audrey.
Cette jeune fille de 22 ans, étudiante en sciences économiques, née d’un père antillais et d’une mère juive, affirme avoir été agressée par deux hommes, jeudi dernier, sur le parking proche de la station de métro La Rose. La victime a expliqué aux enquêteurs qu’elle sortait de sa voiture lorsque deux hommes l’ont subitement frappée avec un casque, avant de lacérer son tee-shirt à coups de couteau.
“Symbole du diable”
Selon sa déposition, ils lui auraient dérobé son téléphone portable et son sac avant de lui couper une mèche de cheveux puis de lui arracher son pendentif portant un symbole signifiant sa confession juive : “C’est le symbole du diable !” lui auraient déclaré ses agresseurs, avant de lui dessiner une croix gammée sur la poitrine au feutre noir.
“Il faut rechercher tout ce qu’elle nous a dit, c’est tout un travail de reconstitution qui risque d’être difficile car il y a peu de témoignages en dehors du sien”, a confié une source proche de l’enquête.
Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Marseille Provence, Isidore Aragones, et le président du Consistoire israélite de Marseille, Zvi Amar, se sont empressés, de leur côté, de dénoncer cette agression qu’ils qualifient tous les deux de clairement antisémite.




































