Les lingeries de Chantal Thomass style années 50 affolent les femmes et rendent fous les hommes. Par contre, les laver (à la main car elles sont délicates) est une vraie corvée. Mais la créatrice a pensé à nous en créant, en partenariat avec Fagor Brandt, la machine “Dessus/Dessous”, tout en rose bonbon. Plus qu’un appareil électroménager, c’est un objet de décoration qu’on adorera exhiber, surtout si on arrive à dénicher le modèle unique et collector habillé de capitons en soie et qui sera vendu aux enchères le 30 mai prochain au profit de l’association Paris Tout P’tits. Rencontre dans sa boutique, rue Saint-Honoré à Paris.

D’où est venue l’idée de lancer un lave-linge ?

On me l’a proposé. J’ai trouvé l’idée très amusante, séduisante, parce que, finalement, le lave-linge c’est quelque chose d’extrêmement féminin et proche de la lingerie. On se pose la question : comment est-ce qu’on lave les dessous ? En fait, ils ne sont pas si fragiles que ça. Brandt a créé le programme spécial pour les dessous.

C’est un très bel objet, très boudoir. On a envie de l’exhiber chez soi au lieu de le cacher.
Oui, justement, c’est ça qui est bien. L’électroménager n’est pas quelque chose qui est très travaillé par les designers. Et c’est vrai que le lave-linge, toujours blanc, donc on le planque dans le placard. C’est amusant d’en faire un objet décoratif.

Vous envisagez de créer d’autres objets de ce genre ?
Pourquoi pas. Je pense que ça va ouvrir la voie à plein d’autres marques qui vont se dire : “On peut s’amuser et faire de la mode avec des objets.”

Les années 50 sont toujours votre principale source d’inspiration ?
J’ai toujours été inspirée par les pin-up des années 50. Je trouve que Dita Von Teese, par exemple, qui vient à la boutique chaque fois qu’elle est à Paris, a un look merveilleux, qu’elle
présente joliment les choses.