Quelle signification donner aux récentes profanations de cimetières ?
Elles sont surmédiatisées. On leur prête plus de significations qu’elles n’en ont. Ces actes n’ont pas de vrai fondement vraiment idéologique. Ce sont surtout le fait de têtes brûlées. Il s’agit plus de mimétisme, lui-même lié à la médiatisation…
Pourquoi certaines religions sont-elles plus touchées ?
Toucher à des tombes juives, c’est raviver le spectre de l’antisémitisme. On touche au cœur de l’abject. Quant aux tombes musulmanes profanées, il s’agissait de tombes d’un cimetière militaire, de personnes qui ont donné leur vie à la patrie. Ce qui est attaqué, c’est la capacité des musulmans à trouver leur place dans la nation…
Trois profanations en un mois, n’assiste-t-on pas à une banalisation du phénomène ?
Il y a quelque chose d’inquiétant dans la recrudescence de ces actes, certes. Mais il faut relativiser. Ce sont trois profanations de trop, mais ce n’est pas une épidémie !




































