Dimanche soir, Nicolas Sarkozy est arrivé en tête dans le Rhône avec 35,07%. Derrière, Ségolène Royal (23,86%) et François Bayrou (20,91%) se tiennent dans un mouchoir. Dans le département, l’ordre des candidats est conforme au reste du pays mais l’UMP et l’UDF obtiennent des scores supérieurs à la moyenne nationale.
Avec 9,09%, Jean-Marie Le Pen perd près de 50 000 voix dans le département par rapport à 2002, lorsqu’il était arrivé en tête. Le FN est donc le grand perdant du scrutin. Son électorat semble s’être massivement porté sur Nicolas Sarkozy, y compris dans le Beaujolais ou l’Est lyonnais, là où l’extrême droite réalisait généralement de gros scores.
Sarkozy en tête
Le candidat UMP arrive en tête dans plusieurs communes de l’est du Grand Lyon : Décines, Meyzieu mais aussi Bron ou Saint-Priest, ancrées à gauche. Sans surprise, Sarkozy fait un tabac dans l’ouest avec un record de 57,14% à Charbonnière ! A Lyon, il obtient 34,46% des voix devant Royal à 27,29%. La candidate socialiste ne s’impose que dans les Ie et IXe arrondissements.
Elle se détache dans quatre communes communistes ou apparentées : Givors, Grigny, Vénissieux et Vaulx-en-Velin où elle réalise son plus gros score départemental (39,45%). Dans ces bastions PC, Marie-George Buffet est devancée par… Olivier Besancenot. Enfin, à Villeurbanne, historiquement socialiste, seulement 85 voix séparent Sarkozy, le premier, de Ségolène Royal, arrivée en deuxième position.
Le troisième homme
François Bayrou n’est pas arrivé à récupérer la seconde place dans le département dirigé par l’UDF. Dans toutes les grandes villes, il reste le troisième homme. A Lyon, il pointe à 22%. Un résultat non négligeable dans l’optique des municipales, mais les états-majors politiques se refusent encore à extrapoler.



































