Ceux qui ne connaissent pas cette fine plume venue du pays du Soleil-Levant ont aujourd’hui une double occasion de se plonger dans son univers avec la sortie de deux recueils de nouvelles troublants : Les Paupières et La Bénédiction inattendue.

La maison d’édition a d’ailleurs publié une vingtaine d’ouvrages de l’auteur. Son roman L’Annulaire, salué dans le monde entier, a été porté à l’écran par Diane Bertrand mais malgré la beauté de l’actrice Olga Kurylendo, le public n’avait pas été conquis. Cela heureusement n’a rien enlevé au talent de la Nippone.

Contemplation quotidienne
Ses histoires, Yoko Ogawa les invente avec le présent et choisit des personnages à la fois simples et singuliers. Dans Les Paupières, le lecteur croisera, entre autres, un gecko porte-bonheur et des insomniaques en avion, une vendeuse de légumes chinois plutôt étrange ou encore N, un homme peu ordinaire qui s’éprend d’une adolescente. La Bénédiction inattendue, recueil de sept nouvelles, est sans doute plus autobiographique, avec une réflexion sur l’écriture et le travail de l’écrivain.

Fines analyses
Si l’imaginaire — voire le fantastique — a toujours une place non négligeable dans ses nouvelles, le réel reste la principale inspiration de l’auteur. Nostalgie, envie, interdiction, fantasme, déception ou tristesse, Yoko Ogawa décrit avec un style remarquable les sentiments de ses héros. Actes Sud publiera en septembre le nouveau roman de l’auteur : La Marche de Miina. Un vrai bonheur.