“A 7 ans, mon papa me donnait l’agenda de l’année précédente et je m’inventais des histoires en dessinant dans chaque case… ça n’a pas changé !”

Quand avez-vous commencé à dessiner et qu’est-ce que cela vous apporte ?
J’ai commencé à dessiner à l’âge de 3 ans, juste après le décès de ma maman. C’était un moyen de me fabriquer un monde à mon goût, je pouvais ainsi, à l’aide d’un crayon, la faire revivre très facilement. Plus jeune, je ne dessinais pas mieux que les autres, mais je dessinais tout le temps. Aujourd’hui, c’est un mode d’expression dont je ne peux pas me passer. Grâce au dessin, je crée n’importe quelle histoire.
 
En dix ans, vous avez signé 150 albums. Où puisez-vous cette imagination pour être aussi productif ?
Chez moi, c’est compulsif ! Je dessine environ douze heures par jour. J’observe beaucoup, et j’ai toujours avec moi un petit carnet dans lequel je griffonne toutes sortes de croquis, de natures mortes… Je m’inspire des situations que je vis au quotidien pour ensuite les rendre les pires possible.
 
Comment ça, les pires possible ?
Eh bien, les plus drôles, les plus effrayants, ou les plus délirants possible. Quand je raconte une histoire, j’essaie de faire vivre à mes personnages un maximum de choses. Les rebondissements sont le cœur de mes BD.
 
Un projet en vue ?
Oui, un très beau projet ! Les héritiers de Saint-Exupéry m’ont contacté pour réaliser la bande dessinée du Petit Prince. L’album devrait sortir à Noël.