“Le canal Saint-Martin, ça va devenir un enjeu électoral en milieu de semaine prochaine. On va bien voir ce que chacun propose”, a déclaré hier Sanaa Alioui, porte-parole de l’association Survivre qui s’occupe d’une trentaine de sans-abri dont les tentes sont installées quai de Valmy.
Après le départ des Enfants de Don Quichotte, vendredi dernier, l’association Survivre, dont les représentants ont été reçus hier à la préfecture de Paris, entend soutenir la cause des sans-abri et exiger des solutions pérennes.
Selon Sanaa Alioui, plusieurs sans-abri seraient revenus au canal après avoir expérimenté les centres d’hébergement. “Les structures sont gérables jusqu’à 40 personnes, après ce n’est plus possible. J’ai passé une semaine au fort de Nogent et je suis parti. Là-bas, il y a des vols, des bagarres...” critique Nicolas, SDF depuis deux ans et bénévole au sein de l’association Survivre, ajoutant que le fort pourrait fermer le 24 mai prochain.
Des revendications claires
Contacté hier par téléphone, le cabinet de Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale, a indiqué que le fort, qui accueille 94 personnes, était à disposition jusqu’au 24 mai mais que le bail était renouvelable.
Survivre demande, entre autres, des relogements de longue durée et des solutions adaptées à tous les cas, une sécurité du campement assurée par les services de police, l’installation de sanitaires sur le quai, la suppression de la trêve hivernale et l’actualisation de la liste. “Au début, ils avaient recensé 280 SDF, maintenant, il y en a au moins 50 de plus, dit Nicolas. Pourtant, il faudra des solutions pour eux aussi.”



































